À 36 ans, Novak Djokovic affiche une longévité hors norme sur le circuit, sans jamais toucher à la viande depuis des années. Une réalité qui vient bousculer l’ordre établi dans le tennis de haut niveau, où la performance semblait autrefois indissociable d’un régime riche en protéines animales.
Les habitudes bougent aussi dans les vestiaires de l’ATP. Plusieurs joueurs, observant l’évolution de la récupération et la fréquence des blessures, ont choisi de repenser leur alimentation. Autrefois marginal, le végétarisme fait désormais entendre sa voix jusque dans les plus grands tournois.
Le végétarisme gagne du terrain chez les sportifs de haut niveau
Le régime végétarien s’impose peu à peu sur la scène du sport professionnel. Sur le circuit ATP, l’exemple de Novak Djokovic intrigue. Numéro un mondial, il a opté pour un régime végétalien strict, et n’est plus seul dans cette démarche. Parmi les joueurs, Bernard Tomic, Hubert Hurkacz et Nick Kyrgios ont eux aussi choisi une alimentation végétale, éliminant les produits d’origine animale pour favoriser leur récupération et prolonger leur carrière.
Du côté des femmes, Venus Williams et Martina Navratilova ont ouvert la voie. Leur choix ne s’arrête pas à leur assiette. Elles prennent la parole publiquement, parfois avec la force d’un engagement, comme le fait Peta France qui encourage l’alimentation végétale pour ses bénéfices environnementaux. Les motivations se croisent : performance, santé, convictions éthiques ou souci écologique. Le régime végétalien séduit d’ailleurs au-delà du tennis ; la Formule 1, par exemple, compte Lewis Hamilton parmi ses ambassadeurs.
Voici les parcours marquants de ce mouvement :
- Novak Djokovic : régime végétalien intégral
- Martina Navratilova : adoption du végétalisme dès les années 1980
- Venus Williams : végétalisme choisi pour faire face à une pathologie auto-immune
- Peter Burwash : précurseur du végétarisme dans le tennis professionnel
En France comme à Paris, l’influence de ces champions commence à percoler jusque dans les clubs, où la relation entre régime alimentaire et performance devient sujet d’échanges. Les mentalités s’ouvrent, tirées vers l’avant par l’exemple des meilleurs et par l’envie d’explorer de nouvelles options pour le sport.
Pourquoi certains tennismen choisissent-ils de devenir végétariens ?
Ce passage à une alimentation végétarienne ou végétalienne ne doit rien au hasard. Changer de régime alimentaire dans un vestiaire souvent attaché à la viande, c’est un choix réfléchi, rarement superficiel. Chez Novak Djokovic, tout part de la santé : il a dû composer avec une intolérance au gluten, la volonté de mieux récupérer et de gérer l’inflammation. Preuve de son engagement, il a même fondé un restaurant végétalien à Monte-Carlo, dépassant le cadre du simple test alimentaire.
L’éthique a aussi son poids dans ces décisions. Nick Kyrgios s’est distingué lors des feux de brousse en Australie : il a collecté des fonds pour la faune sauvage, dénonçant au passage la violence de l’industrie agroalimentaire. Martina Navratilova et Venus Williams s’appuient sur leur notoriété pour défendre une alimentation végétale au nom de la santé publique ou de la planète.
Ce cheminement aboutit souvent au même point : le régime alimentaire influence la performance, la récupération et l’état général. Des associations comme Peta France amplifient ce message, donnant encore plus de visibilité à ces choix.
Les principales raisons avancées sont les suivantes :
- Santé : volonté d’optimiser la récupération, gestion de maladies (par exemple syndrome de Sjögren pour Venus Williams, intolérance au gluten chez Djokovic).
- Éthique : refus de contribuer à la souffrance animale, démarche militante.
- Écologie : réduire l’empreinte environnementale de leur alimentation.
En fin de compte, ce basculement vers une alimentation végétale est une démarche complète : améliorer sa carrière, donner du sens à ses choix, s’aligner avec ses convictions personnelles et sociétales.
Bénéfices et défis d’un régime végétarien pour la performance sur le court
Sur le circuit, l’alimentation végétarienne ou végétalienne s’apparente autant à une stratégie qu’à une prise de position. Novak Djokovic en est l’illustration : il a construit son régime autour de protéines végétales variées et d’apports nutritionnels soigneusement étudiés, ce qui lui a permis d’améliorer sa récupération musculaire et de mieux gérer l’inflammation. Plusieurs joueurs, dont Venus Williams, témoignent d’une fatigue chronique moins marquée et d’une meilleure endurance. Les études scientifiques appuient ces expériences : légumineuses, céréales, oléagineux fournissent les acides aminés nécessaires, à condition de varier les sources alimentaires.
La question des carences se pose, inévitablement. La vitamine B12, absente dans les aliments végétaux, nécessite une supplémentation rigoureuse. Certains athlètes réintroduisent de façon ponctuelle du poisson ou des œufs pour pallier certains manques. L’OMS rappelle l’intérêt de surveiller de près les apports en protéines, car ceux des sportifs restent élevés. L’exclusion des produits laitiers, pour d’autres, pousse à rechercher d’autres sources de calcium et de vitamine D.
Le lien entre régime végétarien et performance sportive n’est plus contesté : les parcours des champions l’attestent, la recherche le confirme. Mais chaque organisme a ses spécificités, chaque carrière ses exigences, et l’équilibre alimentaire demande une vigilance constante. Les bénéfices se révèlent sur la durée : meilleure récupération, plus d’endurance, sensation de légèreté. Les contraintes, elles, exigent méthode et accompagnement professionnel.
Portraits de champions : qui sont les tennismen végétariens les plus inspirants ?
Certains sportifs marquent autant par leur palmarès que par la cohérence de leur mode de vie. Novak Djokovic reste la référence : son passage au régime végétalien après des problèmes de santé a transformé son approche de la préparation et de la récupération. Avec vingt-deux titres du Grand Chelem, une longévité rare et un discours assumé, il prouve que l’alimentation végétale n’est ni une mode ni un caprice, mais bel et bien un atout de performance. Il inspire des joueurs comme Bernard Tomic et Hubert Hurkacz, eux aussi engagés dans un régime végétalien strict.
Parmi les pionniers, Martina Navratilova s’impose : 59 titres majeurs, une carrière prolongée grâce à une attention minutieuse portée à l’alimentation. Son choix de longue date s’appuie sur la volonté de préserver sa santé sur la durée. D’autres, comme Nick Kyrgios, mettent l’éthique au premier plan : sa mobilisation lors des incendies en Australie a démontré que le végétarisme peut aussi être un engagement pour la cause animale.
Côté féminin, Venus et Serena Williams montrent la voie. Venus, confrontée au syndrome de Sjögren, a revu l’ensemble de son régime alimentaire, entraînant sa sœur Serena dans cette dynamique. Leur exemple rappelle que les grandes championnes savent transformer leurs contraintes en leviers de réussite.
Quelques figures emblématiques incarnent ce mouvement :
- Novak Djokovic : 22 titres du Grand Chelem, chef de file du végétalisme dans le tennis masculin
- Martina Navratilova : 59 titres majeurs, pionnière du végétalisme au féminin
- Bernard Tomic et Hubert Hurkacz : une nouvelle génération convaincue
- Venus et Serena Williams : icônes de résilience et d’innovation
Le filet n’a pas fini de vibrer sous les coups de raquette de ces champions qui, loin de se contenter d’empiler les victoires, redéfinissent aussi les règles du jeu alimentaire.


